18:25 pigeons volent... chaises volent...
Aujourd'hui, jour de convoi. Ça avait toutes les raisons de mal se passer, ne serait-ce que parce que je ne me suis pas réveillé... Coup de chance, une partie des autres était aussi en retard. Et encore plus de chance, la route prévue pour le convoi passait... devant chez moi !
Alors je me suis fait ramasser. Na.
Destination Jénine. Jénine... le mot me fait toujours bizarre. Trop d'images dans une si petite tête.
Les gens heureux n'ont pas d'histoires, dit-on. Je ne sais pas si on était des gens heureux, en fin d'après-midi, sur le toit de la maison d'Abraham, avec une vue imprenable sur la vieille ville de Jérusalem, mais on avait en tout cas des raisons d'être des gens satisfaits.
Le convoi était un convoi Caritas, encore, avec la même équipe que la dernière fois, plus trois jeunes françaises de Jérusalem, un de mes danois préférés, un homme du secours catholique français, et un allemand.
A la lettre. On est rentrés, on a livré, on est sortis. C'est comme ça que ça doit se passer, et c'est rarement comme ça que ça se passe. Ça ne nous dispense pas de la fatigue, mais ça fait partie du jeu...
Sur ce toit, autour de quelques bières (et jus de fruits), avec un vent tel que les chaises en plastiques s'envolaient, on était content de nous. J'étais avec un paquet de gens bien, et j'ai adoré ça.
Il y en avait bien un un peu moqueur, mais comme il a beaucoup donné il lui sera beaucoup pardonné. J'ai dit.
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